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Hypnose & Techniques de Communication. La communication au coeur du métier d’infirmier anesthésiste, gérer et temporiser l’anxiété.



Hypnose & Techniques de Communication. La communication au coeur du métier d’infirmier anesthésiste, gérer et temporiser l’anxiété.
L’hypnose
L’hypnose est une pratique de plus en plus rencontrée au bloc opératoire en complément d’une anesthésie générale ou loco-régionale. Elle se pratique assez fréquemment en pédiatrie mais est encore peu utilisée dans les secteurs adultes. Elle est avant tout un mode de communication, puisqu’elle utilise la parole, mais elle est à visée thérapeutique.

Les pères de l’hypnose
L’hypnose est née au 18ème Siècle par les travaux de Franz Anton Mesmer sur le magnétisme et ceux de son élève le marquis de Puységur sur le somnambulisme provoqué.
Au 19ème siècle, Professeur Pierre Charcot médecin chef à La Salpêtrière travailla, dans le cadre de ses études sur l’hystérie, sur l’hypnose qu’il définissait comme un état pathologique, une névrose hystérique artificielle.

Freud est venu à Paris en 1885 pour suivre les enseignements du Professeur Charcot. A son retour à Vienne il commença à pratiquer la psychothérapie en utilisant l’hypnose. Puis il rencontra, en 1889, Hyppolite Bernheim qui détenait la chair médicale de la faculté de médecine de Nancy, lors du premier congrès international de l’hypnotisme expérimental et thérapeutique tenu à l’Hôtel Dieu de Paris. Bernheim soutenait que l’hypnose était un phénomène physiologique normal, applicable à chacun, susceptible d’accroitre la suggestibilité, déjà présente à l’état de veille.

La suggestibilité étant l’aptitude à être influencé par une idée acceptée par le cerveau et à la réaliser.

Freud abandonna progressivement l’hypnose et le décès du Professeur Pierre Charcot mit un terme à son évolution en France.
Il faut attendre les années 1970 et Milton Erickson, pour donner un nouveau tournant à l’hypnose. Pour lui l’inconscient est tout ce qui n’est pas conscient, c’est le dépositaire des apprentissages de vie du patient, c’est une instance positive et créatrice, où, avec l’aide du thérapeute, le patient peut élaborer de nouvelles solutions plus souples et plus adaptées que la conduite symptomatique actuelle.

L’approche Ericksonienne n’a pas pour but d’utiliser l’hypnose pour introduire des suggestions autoritaires dans l’inconscient du patient, mais plutôt de lui proposer de recombiner ses propres associations et utiliser ses propres ressources pour engendrer les changements dont il a besoin.

A la fin du 20ème siècle, l’hypnose est redevenue un centre d’intérêt en France grâce au travail de L. Chertock et D. Michaux sur l’hypno analyse thérapeutique dans la psychanalyse et la psychologie. Elle s’est aussi développée dans les traitements de la douleur, grâce notamment au travail du docteur Faymonville de l’hôpital de Liège. Son équipe utilise l’hypno sédation pour certaines interventions chirurgicales nécessitant auparavant une anesthésie générale. En France le Docteur J.M Benhaïem a développé la pratique de l’hypnose dans le cadre des soins médicaux et créa un diplôme universitaire d’hypnose à la faculté de La Pitié Salpêtrière.

Le comportement hypnotique
M.-E. Faymonville et son équipe définissent l'hypnose comme une interaction sociale dans laquelle une personne (appelée sujet) répond aux suggestions qui lui sont faites par une autre personne (appelée « hypnotiseur » ou «accompagnateur»). La façon dont ces suggestions sont proposées aux sujets obéissent à des règles particulières de sémantique et d'intonation de la voix (techniques hypnotiques d'induction) afin de produire chez le sujet, qui est d'accord pour collaborer, un changement dans le mode de fonctionnement du cerveau avec altérations des perceptions, de la mémoire et de l'action volontaire. Le vécu hypnotique se caractérise par la baisse du niveau d’attention par rapport à la réalité externe, le patient perd progressivement conscience de la situation mais aussi celle de son corps dans l’espace. L’hypnose engendre une diminution des activités de contrôle entrainant un certain « lâcher prise ». Elle modifie la perception auditive de l’environnement, les bruits extérieurs tendent à diminuer contrairement à la voix de l’hypnotiseur qui reste perçue normalement.

Physiologie de l’hypnose
Les nombreuses études de l’imagerie cérébrale de patient en état hypnotique ont montré des modifications de flux sanguin cérébral dans différentes régions du cerveau mais aussi une implication prépondérante de l’hémisphère droit et un désengagement de l’hémisphère gauche. En 2004, le Docteur Rainville démontre que la conscience comporte des propriétés expérientielles fondamentales qui se trouvent altérées pendant l’hypnose… Ainsi le sentiment normal de contrôle volontaire que nous éprouvons est apparemment associé à une limitation de l’accès à certains mécanismes modulateurs fondamentaux du système nerveux. L’hypnose, en mettant en suspend ce sentiment de soi-agent, augmenterait à la fois le potentiel expérimental et d’autorégulation somatique.

Les indications de l’hypnose
En psychothérapie
Les indications de l’hypnothérapie sont assez larges. Elles comprennent tous les troubles ayant pour origine l’anxiété, c'est-à-dire les névroses phobiques, les troubles paniques… On peut aussi traiter les troubles obsessionnels avec ou sans troubles compulsifs, les troubles traumatiques, les états dépressifs mais aussi les troubles de la personnalité. Il est contre indiqué d’utiliser l’hypnose pour les troubles psychotiques ou paranoïaques.

Le traitement de la douleur
La douleur est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans des termes évoquant une telle lésion. D’après Michel Wolfromm « la douleur prend son sens par l’attention qu’elle suscite, les souvenirs qu’elle évoque et les craintes qu’elle imagine pour l’avenir ». L’hypnose engendre un mécanisme qui empêche l’information douloureuse d’atteindre le cortex somato-sensoriel mais aussi un contrôle supérieur de ces informations par inhibition au niveau spinal ou supérieur suivant les patients.
L’hypnoanalgésie peut être envisagée lors de douleur aigüe, dans l’urgence (par exemple lors de la prise en charge d’un patient porteur d’une fracture ou faisant un infarctus), lors de soins douloureux tels que certaines mobilisations, la réfection d’un pansement ou lors d’une injection. On peut l’envisager pour les douleurs chroniques résistantes aux thérapeutiques habituelles pour son action sur les messages douloureux mais aussi pour travailler sa composante émotionnelle.

Autres indications
L’hypnose peut être utilisée dans la prise en charge des migraines, des pathologies cancéreuses, des soins palliatifs mais aussi des femmes enceintes dans les services d’obstétriques.

L’intervention chirurgicale
L’hypnose peut être utilisée lors des différentes consultations précédant l’intervention pour préparer le patient à l’intervention, mais aussi lors de l’acte chirurgical dans le cadre d’une hypno sédation, c'est-à-dire une technique anesthésique combinant l'hypnose à une sédation consciente intraveineuse ainsi qu’à une anesthésie locale. Elle a pour avantage de rendre le patient actif, lui donner un sentiment de contrôle dans le processus de soins. Elle permet donc de contrôler l’anxiété, la douleur éventuelle, mais aussi l’intervention, la période post opératoire et la convalescence.

Il existe quelques contre indications à cette pratique telle que la surdité, les atteintes cognitives sévères, les désordres psychiatriques mais aussi l’allergie aux anesthésiques locaux ou le décubitus dorsal impossible.
En pratique, le patient est hospitalisé la veille ou le jour même de l’intervention, il bénéficie d’une prémédication à visée anxiolytique. A son arrivée au bloc opératoire, il fait l'objet d'une surveillance cardiaque et respiratoire classique. L'induction hypnotique dure cinq à dix minutes. Après cette induction, l'anesthésiste commence la sédation intraveineuse qui se compose de Midazolam et d’un morphinique puissant tel que le Sufentanil ou le Rémifentanyl. L’état hypnotique est entretenu tout au long de l’intervention, les paramètres vitaux sont surveillés et les agents anesthésiques adaptés aux réactions éventuelles du patient ainsi qu’aux temps chirurgicaux. La réalisation de cette technique nécessite l’implication de tous les intervenants puisqu’elle nécessite un environnement calme et une réduction des bruits extérieurs (alarmes, conversations…). A la fin de l’intervention le patient est invité à sortir de l’état d’hypnose et est conduit en salle de surveillance post interventionnelle.

Cette technique apporte de nombreux avantages puisqu’elle permet au patient de rester conscient lors de l’acte chirurgical. La forte réduction des agents anesthésiques intra veineux procure plus de confort au patient : moins d'anxiété, moins de douleur, plus de contrôle et plus de confort postopératoire avec moins de douleurs et de nausées ou vomissements. Elle permet aussi une récupération postopératoire et des activités professionnelles plus rapides, ainsi qu’une réduction des coûts hospitaliers.
L’hypnose est à mon sens un très bon outil de communication. Elle a pour moi une dynamique positive puisque le patient devient acteur de son évolution et utilise ses propres ressources. Elle garantit le confort ainsi qu’une prise en charge globale du patient dans ses dimensions physiologiques et psychologiques. Elle a aussi un grand intérêt dans la politique de réduction des coûts en matière de santé en réduisant la durée d’hospitalisation post opératoire. L’hypnose nécessite cependant une formation spécifique et relève d’une dynamique d’équipe.

Ces techniques de communication nécessitent une connaissance et une maîtrise importante pour pouvoir être utilisées au quotidien dans nos blocs opératoires mais elles apportent une réelle plus-value dans la prise en charge des patients.

NDL: D. Michaux, Y. Halfon, C.Wood -Manuel d’hypnose pour les professions de santé- Maloine
M.-E. Faymonville, J. Joris, M. Lamy, P. Maquet, S. Laureys -Hypnose : des bases neurophysiologiques à la pratique clinique SFAR conférences d’actualisation 2005

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Rédigé le 18/06/2011 modifié le 11/06/2012


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