Hypnose Paris, Thérapies Brèves, EMDR-IMO
Hypnotherapeutes à Paris  
Cabinets d'Hypnothérapeutes Parisiens, 7 hypnothérapeutes spécialisés en EMDR-IMO, Psychothérapie Brève. Formations, Supervisions, Consultations

Dans le Monde de l'Hypnose
Hypnose Ericksonienne, Médicale et Thérapeutique. Thérapies Brèves, EMDR. Formations en Hypnose, trouvez un Praticien, Thérapeute des Instituts Milton Erickson à Paris, Marseille

Essai sur la Mémoire: vrais faux souvenirs, faux vrais souvenirs, souvenirs construits.....



Essai sur la Mémoire: vrais faux souvenirs, faux vrais souvenirs, souvenirs construits.....
Des centaines d’études ont permis de dresser un inventaire des nombreuses circonstances susceptibles d’affecter l’enregistrement et la restitution d’informations, notamment le contexte émotionnel, la pression sociale et même les fioritures que l’on rajoute inconsciemment après coup. Nous avons généralement tendance à penser que la mémoire est comme un magnétoscope, mais en réalité, il s’agit bien plus d’un diaporama saccadé.

L’une des expériences les plus connues sur le caractère malléable de la mémoire a été réalisé par Elzabeth Loftus, professeur de psychologie à l’université de Californie à Irvine. En 1974, ella a montré à des volontaires des films montrant des accidents d’automobile sans gravité, ne comportant aucun bris de glace. On a ensuite demandé aux participants de jauger la vitesse des voitures au moment du « choc » - en non lors de la « collision ». Résultat : ils ont eu tendance à mentionner des débris de verre qui n’existaient que dans leur imagination.

Lors d’une étude publiée en 1999 par des chercheurs de Harvard, on a montré une vidéo où des personnes vêtues de noir ou de blanc se passaient un ballon de basket. Les sujets devaient compter le nombre de passes des joueurs en blanc. Une femme déguisée en gorille se promenait parmi les joueurs. La moitié environ des participants ne l’ont pas remarquée !

Nos yeux ne sont pas les seuls à se laisser distraire. Au cours d’un colloque de la société de psychonomie, une université de Londres a fait écouter 69 secondes d’enregistrement audio de deux hommes et deux femmes en train de préparer un fête. La quasi-totalité des participants ayant reçu pour instruction de se concentrer sur les voix féminines n’ont pas entendu un troisième homme répéter « je suis un gorille » 19 secondes durant.

Devant les tribunaux, les témoins oculaires croient dire la vérité. Mais des images du cerveau prises en pleine « remémoration » d’un événement imaginé montrent des similitudes avec ce qui s’y passe lorsqu’on s’attarde sur un souvenir bien réel. « C’est ce qui frappe le plus », note Daniel Schacter, professeur de psychologie à Harvard. Les images cérébrales montrent que pour un événement réel ou imaginaire, « nombre des structures impliquées dans l’encodage et la récupération sont les mêmes ».

Pour les scientifiques, l’objectif de la mémoire n’est pas seulement de conserver la trace de ce qui s’est passé, mais de proposer un scénario possible. Selon eux, nous n’avons pas lieu de retenir tous les aspects d’un événement. Pour éviter de nous égarer, trouver à manger ou savoir quoi faire en cas d’orage, un cadre général suffit.

Au cours d’une expérience réalisée en 1979, les sujets devaient choisir la représentation d’un penny sur une série de 15. Moins de la moitié a vu juste. Or, on demande souvent aux témoins de faire appel à leurs souvenirs avec la même précision.

Selon Elizabeth Phelps, psychologue à l’université de New York, lorsque l’attention sélective est mêlée à la peur, « on se souvient précisément de certaines choses ». Au cours d’une agression armée, les témoins se focalisent sur le canon d’une arme à feu ou la lame d’une arme blanche sans remarquer d’autres détails. Et parce qu’ils connaissent si bien les particularités de l’arme utilisée, en salle d’audience, ils paraissent confiants.

« Beaucoup pensent que si quelqu’un est affirmatif, il a forcément raison ».

Grands classiques de la police, les tapissages sont pourtant sources de nombreuses erreurs judiciaires. En septembre, Garry Wells, professeur de psychologie à l’université de l’Iowa, a publié un rapport selon lequel la probabilité de choisir un figurant plutôt que le suspect tombe de 18 à 12% lorsque la présentation est séquentielle. Lorsqu’elle est simultanée, « si le vrai coupable ne se trouve pas parmi les figurants, il y a toujours quelqu’un qui lui ressemble plus qu’un autre ».

Pour Donald Thomson, professeur de psychologie à l’université de Daikin en Australie, « il faudrait donner pour consigne de chercher quelqu’un qui ressemble à la personne aperçue, ou dont la voix rappelle le timbre entendu, et ensuite laisser les jurés trancher »…. Mais pas la tête du présumé coupable.

Ceci n'a que la prétention d'être un tout petit essai sur la mémoire, car la Mémoire s'écrit avec un grand Thème...

1 2


Rédigé par le 19/12/2011 modifié le 25/10/2016

Laurent GROSS
Laurent Gross, Hypnothérapeute à Paris, Formateur & Président du Collège d'Hypnose & Thérapies... En savoir plus sur cet auteur

Lu 9247 fois

        



Nouveau commentaire :
Twitter

Hypnose Ericksonienne | Hypnothérapeutes à Paris | EMDR et Hypnose | Traitements Hypnose, Traitements EMDR | Pathologies | Hypnose Traditionnelle | Vidéo Hypnose | Revue de Presse | Livres d'Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves | Formation Hypnose & Therapie Breve